Elle commence sous les meilleurs auspices, cette deuxième journée. Nous allons voir ce que nous proposent les 13-14 ans, bien affutés.
Sagement présents à 9h30, nous voyons la salle se remplir petit à petit. Les mexicains en vert tendre en bas à droite. Les russes en haut, au dessus de nous ; les suisses qui se mêlent à la délégation française (François 1er en aurait rêvé). Des couleurs, de la musique, allons, l’ambiance est assurée.
Zut, Chute et flotte.
Quelques déceptions parmi les garçons. Baptiste, qui passe en premier, remplit son contrat. 45 points et quelques (ah oui, le fameux temps de vol qui perturbe pas mal nos repères). Bon, Arno ne fait pas de son mieux, loin de là. Noé et Bruno chutent tous les deux. Las boulas.
Les biquets, déçus, mais restant néanmoins de bons copains
Il faut avouer que le niveau est impressionnant. Les finalistes garçons assurent plus de 52 points, avec plus de 13 de difficulté. On est dans un autre monde. Et c’est beau, et ça monte, et ça tourne bien.
Chez les filles, le début est mieux. Méloée ne parvient pas à percer. Estelle et Perrine remplissent leur contrat (44 et 45 points).Elle résistent bien à la pression, ces filles. On se régale à les regarder. Et puis, bien sûr, il y a Léa qui passe en dernière série. Et Léa, on compte sur elle pour les couleurs bleu blanc rouge.
Et la flotte annoncée dans le titre, que vient-elle faire là dedans ? C’est pourtant bien simple. Nous sommes en Angleterre, et donc, il pleut.
Ah, Léa, Jacta Est
Avec Léa, on sent la valeur sûre dès qu’elle monte sur la toile. Un petit sourire, un rapide salut, et c’est parti. Il y a de la difficulté, mais surtout, c’est aérien, c’est enlevé, propre, limpide. Cela respire l’aisance, cela semble simple, quand on le regarde.
Le verdict tombe. Deuxième en fin de qualification. Logique, et le collectif France se plait à croire à l a médaille d’or.
Il nous fait attendre le soir pour le dénouement. Léa va-t-elle devancer sa concurrente Georgienne ? Les Japonaises à l’affût vont-elles se surpasser. Le suspense est palpable. Et l’issue fait pousser un véritable rugissement à l’ensemble du collectif France. Elle a gagné. Elle est consacrée (pour la deuxième fois de sa vie qu’on a du mal à croire aussi courte) reine absolue du trampoline. Les parents ne nous font plus peur, nous, on commence à s’habituer à la petite larme discrète de Murielle, et au teint livide de Jocelyn, qui ne nous fera encore pas d’infarctus cette année. Et puis, toute la famille est présente, on peut les congratuler en direct.
Merci, Léa. Grâce à toi, nous avons pu entendre retentir la Marseillaise, ce qui est toujours un grand moment quand tant de nations sont assemblées. Et nous chantons, en chœur, sans retenue, c’est la fête.
Oh! En voilà un beau podium...
Allonz'enfants....
Les podiums, toujours un moment d’émotion
Le grand prix de l’esprit sportif sera pour l’entraîneur mexicain. Pendant l’action, il ondulait au rythme du trampoliniste en plein vol. Et il place son poulain en 4è place. Son bonheur est palpable. Il embrasse tous ceux qui passent à sa portée, les bulgares, les polonais, bref, tous les homo-sapiens qui participent à sa joie.
Les anglais, on peut critiquer tant que l’on veut, mais ils ont quelques idées sublimes. Poser la caméra en gros plan sur le visage du jeune vainqueur, c’est véritablement inoubliable. Ils sont beaux, ils sont invincibles, mais tellement humains dans leur émotion. Ils pleurent en entendant LEUR hymne. C’est la magie des championnats du monde. C’est unique.
Au programme de demain, les 15-16 ans en individuel, et les 13-14 ans en synchro. Allez les jeunes, nous ne sommes pas encore rassasiés. Etonnez-nous, surprenez-nous, et donnez votre meilleur
Jean
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